L’ivermectine : la nouvelle solution miracle contre le Covid-19 ? L’étude prometteuse de l’Institut Pasteur

L’ivermectine pourrait être considérée comme un agent thérapeutique encourageant contre le Covid-19 affirme l’Institut Pasteur, qui a démontré que cet antiparasitaire protège des symptômes de la Covid-19 dans un modèle animal. On vous explique tout.

publicités

Après les échecs du remdesivir ou de l’hydroxychloroquine, l’institut Pasteur a obtenu des résultats prometteurs concernant l’ivermectine. Ce traitement antiparasitaire pourrait réduire les symptômes du Covid-19, c’est en tout cas, ce que révèle une étude de l’Institut Pasteur publiée, le 12 juillet.

L’ivermectine réduit l’inflammation des voies respiratoires

Testé sur des animaux, cet antiparasitaire intestinal pourrait avoir des effets positifs sur les symptômes du Covid-19. L’ivermectine permettrait notamment de diminuer l’inflammation au niveau des voies respiratoires et réduirait le risque de perte d’odorat. Toutefois, les chercheurs ajoutent que ce traitement n’agit pas sur la réplication virale du virus.

publicités

De plus, les chercheurs estiment que ce traitement réduirait le risque de perte d’odorat, symptôme lourd du Covid-19. Ainsi, sur les deux groupes de 18 hamsters dorés qui ont servi de cobayes, 66,7% des hamsters qui n’ont pas reçu de traitement ont vu leur odorat affecté, contre 22,2% des hamsters traités.

© Shutterstock

Pas de réduction de la charge virale

« De manière surprenante, nous avons observé que le traitement à l’ivermectine n’a pas limité la réplication virale, les modèles traités et non traités présentaient des quantités similaires de charge virale dans la cavité nasale et dans les poumons. Nos résultats révèlent que l’ivermectine possède un effet immunomodulateur et non antiviral », commente Guilherme Dias de Melo, chercheur dans l’unité Lyssavirus, épidémiologie et neuropathologie et premier auteur de l’étude.

publicités

Dans un avis du 31 mars, l’OMS avait déconseillé d’utiliser l’ivermectine pour traiter le Covid-19 en dehors des essais cliniques, en attendant des données complémentaires. Certains scientifiques ont d’ailleurs critiqué sa méthodologie et d’autres études internationales ont également conclu à des résultats plus contrastés.

« Notre étude apporte des données précliniques qui démontrent scientifiquement une action protectrice de l’ivermectine pendant l’infection par le SARS-CoV-2 dans un modèle animal. Ces données sont essentielles pour appuyer les essais cliniques chez l’homme », poursuit Guilherme Dias de Melo. Reste à voir si les essais de phase I pourront confirmer cette promesse.

Attendre les résultats des essais cliniques avant de l’utiliser

L’ivermectine est un antiparasitaire couramment utilisé, mais selon les experts de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), il est prématuré d’utiliser cette molécule pour traiter le covid-19, en dehors des essais cliniques. « Les données actuelles sur l’utilisation de l’ivermectine pour traiter les patients atteints de COVID-19 ne sont pas probantes. En attendant que davantage de données soient disponibles, l’OMS recommande de n’administrer ce médicament que dans le cadre d’essais cliniques » soulignait l’OMS dans un communiqué, le 31 mars dernier.

La piste de l’ivermectine a été lancée d’après la publication d’une étude (avril 2020) dans la revue scientifique Antiviral Research, par la Monash University de Melbourne en Australie. Les résultats semblaient alors prometteurs puisque le médicament diminuait de 99,98% la charge virale. Et ce, en 48h seulement.

Cet antiparasitaire, aussi utilisé pour combattre la gale ou le paludisme, est par ailleurs classé par l’OMS comme un médicament « sans danger » pouvant « être utilisé à grande échelle » contre la cécité des rivières, une maladie transmise par une piqûre de petite mouche noire dans certains cours d’eau. Et l’avantage qui en découle, c’est que l’ivermectine n’est pas chère.

 

Franbuzz sur Facebook

Répondre