Macron s’agace face au rythme trop lent de la campagne de vaccination « Ça doit être à la hauteur des Français »

Alors que l’épidémie de Covid-19 s’accélère en France, le président fustige, en privé, le « rythme de promenade en famille » de la vaccination, raconte le « JDD ». Le chef de l’Etat a confié à ses proches qu’il souhaitait que la campagne de vaccination accélère.

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La campagne de vaccination patine en France. Face aux critiques de nombreux professionnels de Santé, le chef de l’État a exprimé son agacement. L’exécutif promet d’accélérer avec l’annonce de 500.000 doses supplémentaires chaque semaine.

Le président énervé par le rythme de la campagne de vaccination

« Je ne laisserai pas (…) une lenteur injustifiée s’installer ». Emmanuel Macron n’est pas satisfait de la campagne de vaccination. Selon le président de la République, cette lenteur n’est pas justifiée. Le chef d’Etat s’est agacé et a montré sa colère face au démarrage volatil de la campagne de vaccination. « Nous sommes sur un rythme de promenade en famille, et ce n’est pas à la hauteur ni du moment, ni des Français », alerte le président.

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« Moi je fais la guerre le matin, le midi, le soir et la nuit », a également martelé le président de la République lors d’échanges téléphoniques, rapportent le Journal du Dimanche. « Et j’attends de tous le même engagement. Or là, ça ne va pas […]. Ça doit changer vite et fort et ça va changer vite et fort. »

Le chef de l’Etat « pas du tout satisfait »

Selon les données regroupées par le site indépendant CovidTracker, seules 352 personnes ont reçu la première dose du vaccin contre le Covid19 en France. Des chiffres infinitésimaux lorsqu’on les compare à ceux de nos voisins européens, qui ont pourtant démarré la campagne de vaccination au même moment.

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En Allemagne, plus de 180.000 personnes ont reçu une première dose de vaccin ce dimanche. » Nous sommes sur un rythme de promenade en famille, et ce n’est pas à la hauteur ni du moment, ni des Français », s’est-il alarmé.

La pandémie, une « guerre » que la France « doit gagner »

Emmanuel Macron a réitérer ses propos de mars dernier, où il qualifiait la pandémie de « guerre », rappelant les ravages qu’elle a causé dans le monde :  « Les Etats-Unis auront eu plus de morts de la Covid que durant la Seconde Guerre mondiale, et ce n’est hélas pas fini […] La France peut et doit gagner cette guerre. Elle la gagnera », a-t-il insisté.

La communication gouvernementale tente de répliquer aux critiques cinglantes de professionnels de santé qui dénoncent une « déroute » ou « un fiasco désespérant ». Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a annoncé l’arrivée de 500.000 doses supplémentaires chaque semaine. « L’accélération demandée par le président est déjà engagée », assure-t-il  dans le quotidien Le Parisien. Le porte-parole du gouvernement rappelle que le gouvernement jouera la « transparence » totale en s’appuyant notamment sur une collectif de citoyens tirés au sort à partir du 10 janvier pour évaluer la campagne de vaccination.

Face à la déferlante de critiques, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a drastiquement changé son discours. S’il a défendu ce bilan mardi en assurant qu’il ne fallait pas confondre « vitesse et précipitation », deux jours plus tard, il annonçait le vaccin aux professionnels de santé de plus de 50 ans.

La demande de consentement, jusqu’ici préalable de deux semaines à l’injection, peut à présent être donnée oralement au moment de la consultation. Le gouvernement envisage aussi de puiser dans la réserve des « deuxièmes doses », jusqu’ici réservées aux Ehpad, pour vacciner à flux tendu.

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