Marine Le Pen est accusée d’avoir détourné une somme colossale d’argent public

L’office européen de lutte antifraude accuse Marine Le Pen et des proches d’avoir détourné quelque 600.000 euros de fonds publics, d’après des informations révélées samedi 16 avril.

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Un coup dur dans la campagne présidentielle de la candidate RN. Dans un rapport de l’OLAF révélé par Mediapart, il s’avère que Marine Le Pen, ainsi que trois autres ex-députés européens, sont accusés d’avoir détourné environ 620 000 euros d’argent public. Sollicité par l’AFP, le parquet de Paris a confirmé avoir reçu le 11 mars ce rapport, en cours d’analyse.

L’avocat de Marine Le Pen dénonce une instrumentalisation

« Je m’étonne du timing toujours fort à propos de la révélation » et de son « instrumentalisation », a réagi auprès de l’AFP Me Rodolphe Bosselut, l’avocat de Marine Le Pen, en campagne pour le second tour de l’élection présidentielle, qui aura lieu le 24 avril, et où elle affrontera le président sortant Emmanuel Macron.

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« Déjà en 2017, sur la base d’un précédent rapport de l’Olaf qui est daté de 2014, il avait été transmis de telle façon, qu’au premier tour de l’élection, Madame Le Pen avait été convoquée par les juges d’instruction. Je crois comprendre que l’enquête a démarré en 2016 et on vient nous expliquer qu’elle a été transmise ces jours-ci en plein milieu de la campagne présidentielle », poursuit l’avocat de Marine Le Pen.

Maître Bosselut se dit par ailleurs « consterné par la façon dont agit l’Olaf (office européen de lutte antifraude), sans caractère contradictoire » et sur des « faits anciens de plus de dix ans » pour certains.

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Marine Le Pen « n’a pas été convoquée par quelque autorité judiciaire française que ce soit », a-t-il ajouté, déplorant par ailleurs que ni lui ni sa cliente n’aient été destinataires du rapport final.

Des dépenses personnelles non autorisées !

Le rapport de l’Olaf, dont nos confrères de Mediapart publient actuellement certains extraits, concerne les frais qu’a le droit d’utiliser les groupes politiques lors de leur mandat de député européen. Et il s’avère que celle qui a récemment reçu le soutien de Delphine Wespiser, ainsi que ses proches, auraient utilisé à des fins de politique nationale. Mais aussi pour des dépenses personnelles ou bien encore des prestations au profit de sociétés commerciales proches du Rassemblement national.

L’Olaf met donc en cause la candidate, ainsi que trois autres anciens députés européens. Parmi cette liste figure son père, Jean-Marie Le Pen… Son ancien conjoint, Louis Aliot. Ainsi qu’un membre du bureau national du RN, Bruno Gollnisch. Le montant détourné est estimé à 600.000 euros. L’Olaf demande désormais le remboursement.