Mordu par une araignée en Lorraine, il a vécu 2 mois de calvaire et a failli perdre son bras

À Saint-Nicolas-de-Port (Meurthe-et-Moselle), près de Nancy, un homme de 60 ans a failli perdre son bras à cause d’une morsure d’araignée exotique. Il a été hospitalisé un mois, a subi quatre opérations et une greffe.

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C’est une histoire inhabituelle que nous relate l’Est Républicain ce jeudi. Patrice Genet, 60 ans, habitant de la commune de Saint-Nicolas-de-Port en Meurthe-et-Moselle a vécu un cauchemar de plusieurs semaines après une morsure d’araignée dans son sommeil dans la nuit du 1er au 2 juin 2020. Depuis, il a traversé un véritable calvaire.

Mordu dans son sommeil

Cet homme de 60 ans, agent communal, a multiplié les rendez-vous médicaux ces dernières semaines. Dès son réveil, la « douleur était insoutenable », explique-t-il à Lorraine Actu, ce jeudi 3 septembre 2020.

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« Je me suis levé avec une sorte de piqûre sur le bras gauche. Ma main a continué à gonfler tout au long de la journée », se souvient ce Lorrain qui n’avait jamais connu ça.  « J’ai été chez mon médecin traitant et on m’a prescrit des antibiotiques. »

Mais deux jours après sa morsure, la situation de son bras gauche s’aggrave. Il décide de se rendre à l’hôpital de Lunéville qui trouve là une situation de plus en plus inquiétante. « On m’a dit qu’on ne pouvait pas m’opérer mais que c’était très grave », confie-t-il. Il va être transféré en urgence vers un autre établissement.

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Des brûlures aux complications très graves

Dès lors, ils enchaînent les rendez-vous médicaux au fur et à mesure que son état de santé s’aggrave. Sa main, puis son bras gonfle et des signes de nécrose apparaissent chez le Lorrain. Le nettoyage des chairs, les antibiotiques et calmants restent sans effets et les médecins envisagent sérieusement l’amputation pour stopper une infection qui gagne du terrain.

Il faudra pas moins de quatre opérations de la main pour réussir à la sauver.  Le tout en un mois. Il y aura notamment une greffe de chairs et de peaux pour compenser les dégâts. Si l’amputation a été évitée et que la main a finalement pu garder sa motricité, Patrice Genet devra retourner à l’hôpital cet hiver. Les médecins lui ont par ailleurs conseillé de vaporiser de l’insecticide sur toutes les portes et fenêtres de sa maison.

image: Capture d’écran www.republicain-lorrain.fr

« On m’a dit qu’il me restait 48 heures avant d’être amputé »

Il est pris en charge par les pompiers et amené vers la clinique Emile Gallé à Nancy, spécialisée dans la chirurgie de la main. Là, un jeune chirurgien de 35 ans est formel : il faut opérer en urgence. « On m’a dit qu’il me restait 48 heures avant d’être amputé », se souvient Patrice Genet.

Il fait l’objet d’une première opération mais cela ne suffit pas. Trois vont s’enchaîner et le sexagénaire va rester hospitalisé un mois. Et sans visites de ses proches. « A cause du Covid-19, les visites sont interdites », rappelle-t-il.

Deux autres cas près de Nancy

Il faudra néanmoins surveiller encore, et retourner l’hiver prochain à l’hôpital, pour redonner une forme de normalité à la main aujourd’hui gonflée. Selon le couple rapportant les propos des médecins, deux autres cas sérieux de piqûres de recluse ont été enregistrés cet été, à Neuves-Maisons et Lunéville. « C’est une araignée qui vient des états chauds d’Amérique », témoigne Patrice Genet. « Son venin est tellement puissant qu’il peut attaquer les muscles, les reins et se retrouve dans les analyses de sang »

L’infortuné Portois a sans doute subi une atteinte violente en raison d’une forte allergie personnelle aux piqûres d’insectes. Quelques années en amont, il avait ainsi fait le choix de se faire désensibiliser au venin des guêpes. Les médecins ont conseillé au couple de répandre des insecticides sur les fenêtres et ouvertures de la maison.

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