«On va massacrer un pays pour sauver 30 000 vies» : le professeur Michaël Peyromaure crée le malaise (VIDÉO)

Le professeur Michaël Peyromaure, chef du service d’urologie de l’hôpital Cochin à Paris, a critiqué ouvertement les mesures de confinement mises en place par le gouvernement, en entrevue à CNews ce vendredi.

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Alors que Jean Castex a reconduit le confinement tel quel pour deux semaines supplémentaires, c’est une réaction qui devrait faire débat. Invité sur La Matinale de CNews ce 13 novembre, Michaël Peyromaure, chef du service d’urologie de l’hôpital Cochin à Paris, a réagi à un sondage Ifop réalisé pour CNews et Sud Radio.

Ce dernier affirme que 41% des Français souhaiterait un confinement renforcé, contre 32% qui le voudraient assoupli et 27% laissé en l’état. Des chiffres qui ont fait bondir le spécialiste, venu présenter son ouvrage Hôpital, ce qu’on ne vous a jamais dit… (Éd. Albin Michel).

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« Le virus tue quelques pourcents de gens, donc les moyens qui sont mis en œuvre sont totalement disproportionnés », s’insurge le professeur Michaël Peyromaure. « Le confinement va faire des dégâts absolument considérables » qui vont « ruiner des millions de Français », estime-t-il.

« On se rendra compte un jour ou l’autre quand on fera le bilan que pour sauver 10 000, 20 000 ou 30 000 vies, je ne sais pas, qui sont certes dramatiques, mais qui restent assez peu par rapport à la population, on aura ruiné des millions de Français », ajoute le médecin.

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Une déclaration, proche de celle d’un autre médecin Martin Blachier, qui interloque l’un des chroniqueurs présents sur le plateau de Pascal Praud : « Vous êtes professeur d’urologie à l’APHP. Ce sont vos confrères qui disent de faire attention, qu’il faut confiner pour éviter d’être déborder.»

«Il faut prendre du recul»

« Je les comprends, ils ont les mains dans le cambouis. Ils travaillent en réanimation, ils voient affluer des gens dans des situations qui sont graves. Je le comprends, mais il faut prendre du recul », assène Michaël Peyromaure. « Cette épidémie n’est pas gravissime (…) au point d’arrêter un pays. (…) On ne veut plus mourir, on ne l’accepte plus. Et c’est dommage. (…) Le virus tue quelques pourcents des gens. Donc, les moyens mis en œuvre sont totalement disproportionnés. On va massacrer un pays pour sauver 30 000 vies. »

Des propos en totale opposition avec d’autres praticiens hospitaliers. Récemment, Djillali Annane, chef du service de médecine intensive et réanimation à l’hôpital Raymond Poincaré de Garches, alertait sur le nouveau confinement, trop souple selon lui. « Il ne semble pas adapté à la gravité de la situation, en particulier la situation hospitalière. Il est très clair que notre système de santé est arrivé quasi maximum de ses capacités », faisait-il état auprès de Francetvinfo. Selon lui, la situation sanitaire actuelle est « pire qu’en mars 2020 », alors que la France a enregistré, ce 12 novembre, plus de 32 000 cas de Covid-19 supplémentaires sur son territoire. Une situation qui occasionne aujourd’hui une saturation des services de réanimation.

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