«On voulait le faire peu importe les conséquences», affirme l’un des organisateurs de la rave party en Bretagne

En pleine crise sanitaire, ça fait un tollé général ! Pour le jour de l’an, une rave party en Bretagne de 2500 personnes est tenue illégalement. Et depuis, c’est une enquête judiciaire qui prend le relais avec 8 personnes placées en garde à vue. Du coup, et face à la polémique qui enfle, l’un des organisateurs a souhaité s’exprimer !

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Ils voulaient faire la fête pour oublier pendant quelques heures le coronavirus et le confinement. Dans une interview accordée à Ouest-France, l’un des organisateurs de la rave party, qui a rassemblé environ 2.500 personnes entre jeudi soir et samedi matin à Lieuron au sud de Rennes, a réagi à la polémique suscitée par la tenue de cette fête illégale.

“On voulait le faire peu importe les conséquences”

L’un des organisateurs de la rave-party, un chauffeur routier, a tenu à réagir anonymement face au déferlement médiatique. « On savait que cela allait à l’encontre des règles, mais on voulait le faire peu importe les conséquences. On ne regrette rien, si c’était à faire, on le referait », assure Max (prénom d’emprunt), qui explique avoir préparé la fête pendant près de trois mois.

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S’il « comprend très bien » que l’organisation d’une rave party géante ait pu choquer dans un contexte de pandémie, le « teufeur » tient néanmoins à apporter quelques précisions.

« Il y avait tout ce qu’il fallait. On avait prévu les masques, le gel. Mais après la riposte avec la police, les gens se sont dit, on en a marre, on veut montrer qu’on est là », affirme-t-il, avant de livrer sa vision du virus. « Le Covid, c’est ce qui arrive à cause de ceux qui font leurs expériences. À force de jouer avec les microbes… » estime-t-il.

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Huit personnes en garde à vue et 1.645 verbalisations

Suite à la rave party, qui s’est achevée samedi matin avec l’intervention des gendarmes, une enquête judiciaire a été ouverte par le parquet de Rennes. Huit personnes ont pour l’heure été interpellées. Elles se trouvaient toujours samedi soir en garde à vue. Parmi elles, deux jeunes de 22 ans qui sont soupçonnés de faire partie des organisateurs de cette fête illégale.

Une perquisition à leur domicile a permis de saisir « une somme d’argent, paraissant en première analyse résulter du partage de la caisse de cet événement », ainsi que « des produits stupéfiants, un important matériel de sonorisation et un véhicule poids lourd », détaille le procureur de la République de Rennes dans un communiqué.

Lors de la dispersion de la fête, 1.645 infractions ont par ailleurs été dressées « dont 1.225 liées au Covid et 225 liées à l’usage de stupéfiants », a précisé samedi soir Philippe Astruc.

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