« Pas d’arrangement possible » : Adrien Quattenens refuse de rejoindre le gouvernement d’Elisabeth Borne

Une déclaration qui intervient aux lendemains d’échanges avec Elisabeth Borne, chargée de former un « gouvernement d’action » début juillet.

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Emmanuel Macron a annoncé, samedi 25 juin, avoir mandaté sa première ministre, Elisabeth Borne, pour former un « nouveau gouvernement d’action », qui pourrait s’élargir à d’autres forces politiques, à l’exclusion du Rassemblement national (RN) et de La France insoumise (LFI), au motif qu’ils ne sont pas des « partis de gouvernement ». Mais rejoindre l’équipe exécutive n’aurait eu, quoi qu’il arrive, « aucun sens », a réagi, dimanche 26 juin, Adrien Quatennens.

Le numéro 2 de La France insoumise Adrien Quatennens a affirmé dimanche qu’il n’y avait « pas d’arrangement possible » avec un gouvernement d’Emmanuel Macron, assurant qu’il n’y avait « pas de risque » d’un éclatement de la coalition de gauche sur la question.

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Rejoindre le gouvernement « n’aurait aucun sens »

A France Inter, Franceinfo et Le Monde, le député du Nord a répondu que participer à un gouvernement de coalition « n’aurait aucun sens » et serait « illisible », car « on n’a pas entendu (Emmanuel Macron) bouger ni reculer d’un iota sur la réforme des retraites, ni sur la volonté d’imposer 15 à 20 heures de travail en contrepartie du RSA » notamment.

Rejoindre le gouvernement « n’aurait aucun sens et participerait des combines que nous ne voulons pas », a-t-il insisté : « nous lui avons dit, il n’y a pas d’arrangement possible ». « Nous avons un mandat et il est clair, celui d’être dans l’opposition », a ajouté Adrien Quatennens.

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« Pas de risque » d’éclatement de la Nupes

Alors que le président de la République a évoqué des discussions pouvant aller « des communistes aux LR », l’élu « insoumis » estime qu’il n’y a « pas de risque » d’un éclatement de la Nouvelle Union populaire économique et sociale (Nupes). « Je crois que la première personne qui, au sein de la Nupes, mettrait un seul doigt dans la proposition d’Emmanuel Macron, cela serait une purge absolue. » « Je ne crois pas, je ne vois pas comment un seul communiste [pourrait être tenté] », a-t-il souligné, notant que le numéro un du Parti communiste français (PCF), Fabien Roussel, qui n’avait pas complètement fermé la porte à un gouvernement d’union nationale, « a[vait] rétropédalé ».

Interrogé dimanche sur LCI, Fabien Roussel a confirmé que la future réforme des retraites demeurait un « point dur »« Nous ne pourrons pas participer à un gouvernement qui prévoit d’allonger l’âge de départ à la retraite », a tranché le député communiste.

« [En attendant,] nous avons installé un intergroupe parlementaire, nous voulons fonctionner ensemble, nous allons fonctionner comme un groupe », a assuré de son côté Adrien Quatennens, rappelant que la Nupes allait déposer « la semaine prochaine une grande loi d’urgence sociale dans laquelle il y aura l’augmentation du smic, le dégel du point d’indice, la revalorisation des fonctionnaires de 10 %, et aucune pension sous le smic pour une carrière complète ».

Avec AFP

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