Peut-on faire autrement que tuer le puma en liberté dans le Pas-de-Calais ? Une pétition lancée pour le préserver

Depuis ce mercredi 13 octobre, un animal identifié comme étant un puma américain, se déplace en liberté dans le Pas-de-Calais. Face à la menace potentielle qu’il représente, la préfecture a autorisé « des opérations de tirs de prélèvement » pour neutraliser le grand félin.

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Les jours du félin sont comptés. Depuis mercredi, un grand félin qui serait un puma a été aperçu en liberté dans le Pas-de-Calais. Il a été vu pour la première fois à Auxi-le-Château par une riveraine, puis à Frévent. Depuis, le déploiement d’un important dispositif de la gendarmerie nationale, de pompiers, de personnels de l’Office français de la biodiversité et d’un hélicoptère n’a toujours pas permis d’attraper l’animal sauvage.

Le préfet du département a donc pris vendredi un arrêté baptisé « arrêté puma » qui autorise le « tir de prélèvement » du grand félin, autrement dit son abattage. La préfecture estime qu’il présente un danger et a souligné « l’absolue nécessité de protéger la population ».

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Une pétition très populaire

Dans la foulée, une pétition avait été lancée sur Internet demandant « justice et respect pour le puma auxilois ». Celle-ci rassemble déjà près de 45.000 signatures, soit l’une des plus populaires sur le site Change.org. De quoi remettre en question la solution radicale prescrite par le préfet qui parle désormais « d’éventuelles opérations de tirs de prélèvement ».

Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes invitent les autorités à capturer le puma à l’aide d’un fusil à seringues hypodermique. Une opération délicate, d’autant qu’elle ne peut se pratiquer, selon la préfecture, au-delà d’une distance de 20 m. Improbable donc, personne n’ayant encore pu l’approcher d’aussi près. « Sur un espace ouvert, hors enclos, le recours au fusil hypodermique est difficile », reconnaît le directeur adjoint de la fondation Brigitte Bardot, Christophe Marie.

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Une combinaison de méthodes pour le capturer

Pour autant, toujours selon la fondation, d’autres solutions existent. « La combinaison de plusieurs méthodes, filet, cage/trappe, fusil hypodermique, doit rendre possible la capture », explique le directeur adjoint. Son organisation propose aussi son aide à la préfecture, en mettant notamment des experts à disposition et en trouvant une solution pour l’après capture.

Pour l’heure, le puma est toujours en liberté et se porte bien. Et ce n’est pas vraiment un miracle, l’animal étant réputé pour sa discrétion. Dans les montagnes rocheuses des Etats-Unis, son milieu naturel, il est d’ailleurs surnommé le « fantôme des Rocheuses ».

Le réalisateur Bruno Loisel a aussi fait les frais de ce talent du félin. Il lui a fallu des années pour rassembler les preuves de la présence d’un puma dans le Gévaudan, le tout compilé dans deux documentaires diffusés sur Arte. Selon lui, d’autres témoignages probants attesteraient de la présence de pumas ailleurs en France.

Avec Agences

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