Plus de huit ans de prison requis contre Shakira en Espagne

La chanteuse est accusée par le parquet d’avoir maintenu sa résidence fiscale aux Bahamas, un paradis fiscal, alors qu’elle vivait en Espagne.

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Le parquet espagnol a requis ce vendredi plus de huit ans de prison contre la star colombienne Shakira, accusée de fraude fiscale. La justice reproche à l’interprète des célèbres hits « Hips don’t lie », « Waka Waka » ou encore « Loca » des faits pour un montant de 14,5 millions d’euros sur les années 2012, 2013 et 2014.

Dans son acte d’accusation, que l’AFP a pu consulter, le parquet indique, par ailleurs, qu’il réclamera près de 24 millions d’euros d’amende à la chanteuse. Shakira vivait en Espagne depuis 2011, année où sa relation avec le footballeur du FC Barcelone, Gerard Piqué, a été rendue publique, mais avait maintenu sa résidence fiscale aux îles Bahamas, considérées comme un paradis fiscal, jusqu’en 2015. Le couple, qui a deux enfants, a annoncé sa séparation en juin.

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Shakira « confiante dans le fait que la justice lui donnera raison »

Les avocats de Shakira estiment pour leur part que jusqu’en 2014 la plus grande part de ses revenus provenait de ses tournées internationales et qu’elle ne vivait pas plus de six mois par an en Espagne, condition requise pour établir sa résidence fiscale dans le pays.

Mercredi, la chanteuse colombienne, qui clame son innocence, avait dit refuser de sceller un accord avec le parquet et vouloir aller jusqu’au procès. « Absolument certaine de son innocence », Shakira « n’accepte pas d’accord » avec le parquet « et décide de poursuivre » la procédure jusqu’au procès, avaient indiqué ses conseils dans un communiqué, en affirmant que la star est « confiante dans le fait que la justice lui donnera raison ».

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En mai, un tribunal de Barcelone avait rejeté un recours de la chanteuse qui réclamait un abandon des poursuites. Le nom de Shakira figure parmi ceux cités dans les Pandora Papers, une vaste enquête publiée fin 2021 par le Consortium international des journalistes d’investigation, accusant plusieurs centaines de personnalités d’avoir dissimulé des avoirs dans des sociétés offshore, notamment à des fins d’évasion fiscale.

Avec AFP