Pour «la sécurité des habitants», le maire de Montpellier met un terme à la chasse sur les terrains communaux

Pour la quiétude de ses habitants, Michaël Delafosse, maire socialiste de Montpellier, applique l’une de ses promesses de campagne et s’attire les foudres des associations de chasseurs.

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Le maire a annoncé mercredi 11 février vouloir résilier les conventions de chasse sur tous les terrains de la commune afin d’assurer «la sécurité des promeneurs et la quiétude des habitants», relate Le Progres.

Une première résiliation sur des terrains situés dans le quartier Millénaire-Grammont, à l’est de la ville, fin décembre, avait suscité une levée de boucliers des pro-chasse et des maires de petites communes de la métropole présidée par M. Delafosse. « Chaque maire sur ce sujet sensible est souverain, ce n’est pas une compétence intercommunale », a rappelé l’édile.

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Michaël Delafosse a été élu en 2020 à la tête de la ville de près de 300 000 habitants après une alliance pour le second tour avec EELV. La mesure qui correspond à un engagement de campagne est déjà effective à ce stade sur 70 hectares.

Pour « la sécurité des promeneurs, pour la quiétude des habitants, on ne peut pas laisser la chasse aux oiseaux et aux lapins s’opérer », justifie l’élu. « C’est un espace pour les joggeurs, les familles, le samedi les gens s’y marient et ils n’ont pas à entendre des coups de fusil », souligne-t-il. 

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La distance des tirs par rapport aux habitations pas assez réglementée

« Je fais partie de ceux qui déplorent les dramatiques accidents de chasse et on peut avoir le sentiment que les chasseurs, qui se posent en régulateurs de la biodiversité, devraient quand même s’interroger sur ces tragédies des personnes blessées ou décédées », souligne M. Delafosse.

Dans la région Occitanie où se situe Montpellier, la chasse a traditionnellement un poids social et politique important. Mais sa pratique fait l’objet d’une contestation croissante, y compris en zone rurale, de la part d’habitants et de promeneurs. Ils estiment que cette activité menace leur sécurité et n’est pas assez règlementée, notamment au niveau de la distance des tirs par rapport aux habitations.

Sur la saison de chasse 2019-2020, 141 victimes d’accident de chasse ont été recensées en France dont 11 lors d’accidents mortels. En décembre, un jeune homme de 25 ans a notamment été tué devant sa maison dans le Lot par un chasseur qui a affirmé l’avoir « pris pour un sanglier ».

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