Près de 350 enfants victimes d’une hépatite d’origine inconnue : l’OMS annonce des décès

Il y a quelques semaines, des cas d’inflammation du foie, d’origine inconnue, ont été détectés au Royaume-Uni. Plusieurs autres cas ont été détectés dans plusieurs pays d’Europe. Ces cas ont été recensés dans 20 pays. L’Organisation Mondiale de la Santé a enregistré des décès.

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L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé ce mardi avoir identifié 348 cas probables d’hépatite​ d’origine inconnue. L’organisme privilégie l’hypothèse d’un adénovirus pour expliquer cette mystérieuse maladie qui touche principalement des enfants.

20 pays touchés

Selon l’OMS, ces cas d’hépatite d’origine inexpliquée ont été recensés dans 20 pays. Un total de 70 autres cas suspects, recensés dans 13 pays, attendent d’être confirmés par des tests.

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Seuls six pays recensent plus de cinq cas, mais le Royaume-Uni a signalé à lui seul 160 malades. « Des progrès importants ont été réalisés en ce qui concerne les investigations complémentaires et l’affinement des hypothèses de travail », a déclaré Philippa Easterbrook, du programme mondial de l’ OMS sur l’hépatite, lors d’une conférence de presse.

L’Espagne, Israël, les États-Unis, le Danemark, l’Irland, les Pays-Bas, l’Italie, la Norvège, la Roumanie et la Belgique ont également détecté des cas. En France, « deux cas d’hépatite aiguë dont l’étiologie est encore indéterminée ont été signalés par le CHU de Lyon », avait indiqué Santé Publique France, mardi 19 avril dernier.

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Des études au Royaume-Uni

La Grande-Bretagne a coordonné un ensemble d’études portant sur les gênes des enfants touchés, leur réponse immunitaire, les virus et d’autres études épidémiologiques, a-t-elle indiqué. Le Royaume-Uni avait initialement signalé le 5 avril à l’OMS dix cas d’hépatites graves en Ecosse, chez des enfants de moins de dix ans.

Aux Etats-Unis, les autorités sanitaires ont indiqué vendredi qu’elles enquêtaient sur 109 cas similaires, dont cinq mortels. Trois enfants sont par ailleurs décédés en Indonésie. « À l’heure actuelle, les principales hypothèses restent celles qui impliquent l’adénovirus, en prenant également en considération de façon importante le rôle du Covid-19, soit en tant que co-infection, soit en tant qu’infection antérieure », a déclaré Easterbrook.

L’adénovirus en cause

Des tests effectués la semaine dernière ont confirmé qu’environ 70 % des cas étaient positifs à l’adénovirus, le sous-type 41 – normalement associé à la gastro-entérite – étant le plus répandu, a-t-elle ajouté.

Les adénovirus se propagent généralement par contact personnel, par les gouttelettes respiratoires et les surfaces. Ils sont connus pour provoquer des symptômes respiratoires, des conjonctivites ou des troubles digestifs. Les tests ont également montré qu’environ 18 % des malades étaient positifs au  Covid-19.

La plupart des malades ont présenté des symptômes gastro-intestinaux, notamment des douleurs abdominales, des diarrhées et des vomissements, ou encore une jaunisse. Certains cas ont provoqué une insuffisance hépatique et ont nécessité une transplantation.

avec AFP

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