Robert Hossein, le metteur en scène des grands spectacles populaires, est mort

Robert Hossein, grand nom du théâtre populaire, est décédé ce jeudi 31 décembre à l’âge de 93 ans. Le comédien est mort suite à des problèmes respiratoires à l’hôpital.

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Monument du théâtre, le comédien et metteur en scène Robert Hossein, connu pour son rôle du comte de Peyrac ainsi que ses méga productions sur scène, est décédé jeudi, a annoncé son épouse. Il est décédé « ce matin à l’hôpital », après « un problème respiratoire », a indiqué son épouse, la comédienne Candice Patou, confirmant une information du Point. L’acteur avait fêté mercredi ses 93 ans.

image: Daniel Fallot / Ina via AFP

Si son rôle dans la série de films Angélique a marqué des générations de spectateurs puis de téléspectateurs, Robert Hossein a aussi servi de nombreux grands réalisateurs, dont Henri Verneuil et Claude Lelouch. En août, il avait reçu un prix pour l’ensemble de sa carrière, lors d’une cérémonie symbolique organisée à Vittel (Vosges), la ville où il résidait.

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Le « théâtre populaire »

Né le 30 décembre 1927 d’un père iranien zoroastrien compositeur et d’une mère russe orthodoxe, Robert Hossein, né Abraham Hosseinoff, a grandi dans la pauvreté et décidé après la guerre, à 15 ans, de se consacrer à l’art dramatique. À Reims, il fonde son « théâtre populaire » et une école dont sortiront Anémone et Isabelle Adjani. Au cinéma, sa carrière s’étend de 1948 à 2019, donnant notamment la réplique à Brigitte Bardot dans « Le repos du guerrier » (1962) et devenant l’acteur fétiche de Roger Vadim (« Le Vice et la Vertu » en 1963, « Barbarella » en 1968).

« Angelique marquise des anges », de Bernard Borderie,  avec Michèle Mercier et Robert Hossein, en 1964. Rue des Archives/AGIP

Dans les années 1970, il se lance dans la production d’oeuvres à succès, tel que « le Cuirassé Potemkine », « Notre-Dame de Paris » ou encore « Les Misérables ». Mais c’est avec le spectacle « Jésus était son nom », en 1991, qu’il rentre dans le Guiness des records pour des chiffres de fréquentations inégalés : 700 000 spectateurs.

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« Il a été acteur, auteur, metteur en scène, c’était le prince du théâtre populaire, on ne compte pas ses succès, il avait un sourire charmeur, un œil de velours, une belle voix : que d’atouts pour un homme qui avait le charme de Robert Hossein – c’est normal puisque c’était lui! », a réagi l’ancien président du Festival de Cannes Gilles Jacob sur Twitter.

image: © Bertrand GUAY / AFP

Infatigable metteur en scène

C’est peut-être dans le rôle de metteur en scène que Robert Hossein s’est le plus épanoui, déployant énergie et créativité. Dès les années 50, il réalise ses premiers films (Les salauds vont en enferPardonnez nos offenses, Toi le venin avec Frédéric Dard) avant de se lancer dans la création théâtrale puis dans la fabrication de grands spectacles où il fait interagir le public : Le Cuirassé PotemkineLes MisérablesJules CésarJésusDanton et RobespierreBen-Hur et Une femme nommée Marie (en 2011). Au total, Robert Hossein a signé plus d’une vingtaine de grands spectacles. Pour lui, l’important, c’était de créer et de toucher le grand public.

Robert Hossein, en 2010. Serge COHEN/Opale via Leemage

« Tous ceux qui font des films, du théâtre vous diront que c’est la même passion, la même folie, le même amour, la même foi ! » Robert Hossein

Dans cette liste, il ne faut pas oublier Notre-Dame de Paris, un spectacle musical créé en 1978 au Palais des Sports de Paris avec Michel Creton et Anne Fontaine dans les rôles respectifs de Quasimodo et Esmeralda. A l’époque, il avait connu un gros succès avec plus de 580 000 spectateurs.

avec AFP

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