Seize cas de variole du singe confirmés en France, dont douze en région parisienne

Face aux cas de variole du singe, la Haute autorité de Santé a recommandé la vaccination des adultes, y compris des professionnels de santé, ayant eu un contact à risque avec un malade.

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Le virus continue de gagner du terrain. La France compte désormais seize cas de variole du singe sur son territoire, a annoncé ce dimanche 29 mai Santé publique France. La région comptant le plus de cas de variole du singe est l’Île-de-France. Sur seize cas, douze ont été détectés dans la région, deux en Occitanie, un en Normandie et un en Auvergne-Rhône-Alpes. Les autorités de santé ont recommandé la vaccination des adultes et des professionnels de santé qui ont fait face à des cas suspects.

Le précédent bilan faisait état de sept cas « avérés » selon la nouvelle ministre de la Santé Brigitte Bourguignon mercredi. Santé publique France annonce une actualisation du bilan pour lundi. La ministre avait indiqué que les autorités ne s’attendaient pas à une « flambée » de la maladie, et que le pays disposait de stocks suffisants de vaccins pour les personnes cas contact.

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La vaccination recommandée pour les adultes

La Direction générale de la Santé a indiqué vendredi que deux premières personnes, considérées comme ayant eu un contact à risque avec un malade de la variole du singe, ont été vaccinées à Paris, à l’hôpital Bichat. Face aux cas de variole du singe, dans un avis rendu mardi, Haute autorité de Santé a recommandé la vaccination des adultes, y compris des professionnels de santé, ayant eu un contact à risque avec un malade.

S’il n’existe pas de vaccin spécifique contre la variole du singe, un vaccin contre sa cousine plus dangereuse, la variole, peut toutefois protéger les cas contacts. La vaccination contre la variole a montré une bonne efficacité croisée – estimée à 85 % par le passé – contre la variole du singe.

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La « monkeypox » en anglais ou « orthopoxvirose simienne » est une maladie considérée comme rare, connue chez l’être humain depuis 1970. Elle est due à un virus à ADN. Elle se traduit d’abord par une forte fièvre, puis évolue rapidement en éruption cutanée, avec la formation de croûtes, et se guérit généralement d’elle-même.

Symptômes qui doivent alerter

« En l’absence habituelle de Monkeypox en Europe et de lien rapporté par les cas identifiés avec une zone à risque, le contexte européen actuel constitue une alerte et suggère une contamination en Europe. » précise encore SPF.

Pour rappel, l’incubation de la maladie peut aller de 5 à 21 jours. La phase de fièvre dure environ 1 à 3 jours. La maladie guérit le plus souvent spontanément, au bout de 2 à 3 semaines mais parfois 4 semaines. L’infection par le virus Monkeypox débute le plus souvent par une fièvre, fréquemment forte et accompagnée de maux de tête, de courbatures et d’asthénie.

Vendredi 27 mai, deux personnes ont été vaccinées contre la variole du singe à l’hôpital Bichat à Paris. Une première.

 avec AFP 

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