Trente ans plus tard, il tue son ancienne institutrice pour se venger : « Il s’est toujours senti humilié à l’école »

Après la découverte du corps sans vie de l’institutrice dans une mare de sang, en novembre 2020, en Belgique, le suspect s’est finalement confié à un ami qui a prévenu la police. Ce dernier n’aurait pas digéré une remarque désobligeante qu’elle lui aurait fait 30 ans auparavant.

publicités

Il a gardé le silence pendant un an, quatre mois et trois jours, mais dimanche soir, Gunter U. a fini par craquer. L’homme de 37 ans, originaire de Berchem (Anvers), a avoué avoir tué Mieke Verlinden fin 2020 et a été placé sous mandat d’arrêt, mardi, après avoir été interrogé par le juge d’instruction de Turnhout, a indiqué le parquet d’Anvers.

Son profil ADN correspond également à l’échantillon trouvé sur la scène de crime. La quinquagénaire était son institutrice à l’école primaire il y a trente ans. Gunter U., un catholique très croyant, a expliqué aux enquêteurs qu’il avait tué son ancienne institutrice de cent et un coups de couteau pour se venger de «quelque chose» que Mieke Verlinden lui avait fait à l’école. « Il s’est toujours senti humilié à l’école primaire », témoigne un de ses proches.

publicités

Le suspect savait qu’en tant qu’ancien élève de Maria Verlinden, alias « Mieke », retrouvée sans vie dans une mare de sang le 10 novembre 2020 chez elle à Herentals (nord), il allait lui aussi devoir livrer son ADN, ce qui devait inévitablement le confondre. Après son arrestation, dimanche dernier, cet Anversois a donné à la police « des explications détaillées » sur son geste, qui a été « d’une grande violence », selon le parquet d’Anvers. Les médias ont évoqué 101 coups de couteau portés à la victime.

Gunter U. a avoué avoir tué son ancienne institutrice Mieke Verlinden. © DR

Touché par des propos humiliants

Gunter Uwents a été présenté mardi à un juge d’instruction de Turnhout qui l’a inculpé pour « meurtre » et l’a placé en détention provisoire. Un test ADN avait entretemps confirmé sa présence sur les lieux du crime. Selon la source judiciaire, ses explications sont des aveux.

publicités

Le suspect, décrit dans la presse comme un homme pétri de valeurs chrétiennes, engagé dans l’aide aux SDF à Anvers, a raconté avoir très mal vécu sa deuxième année de primaire (l’équivalent du niveau CE1) en 1991-92 en raison du comportement de l’institutrice. Selon ses premières explications, celle-ci aurait tenu à son égard des propos jugés humiliants. « On verra si l’enquête corrobore ce qu’il affirme », a dit la source judiciaire.

Michel Peeters a découvert le corps de son épouse en rentrant du travail. © Photonews/DR

Le meurtre de Maria Verlinden, 59 ans, alias juf Mieke (juf est le mot employé pour maîtresse d’école en Belgique néerlandophone), a entraîné une forte mobilisation de la police judiciaire fédérale d’Anvers. Le mobile crapuleux avait rapidement été écarté car un portefeuille contenant de l’argent avait été retrouvé intact après le meurtre sur la table de la salle à manger de la victime.

© DR

Au cours de la première année de l’enquête, ciblant d’abord des profils connus de la justice, les analyses de 435 prélèvements d’ADN n’avaient rien donné. Au point que les policiers avaient ouvert fin octobre 2021 une ligne téléphonique spéciale pour recueillir le moindre indice auprès de la population. Le mari de la victime avait aussi lancé un appel aux témoignages, via les médias flamands.

Avec Agences

Franbuzz sur Facebook

Répondre