Un couple retrouve sa chienne abattue par un tir de plomb à 150 mètres de sa maison en Charente-Maritime

Qui a tué Ounka une chienne berger allemand tchèque à Geay en Charente-Maritime dimanche dernier ? Ses maîtres pensent qu’elle a peut-être été victime d’un chasseur. Une enquête de gendarmerie est ouverte.

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Les faits ont eu lieu il y a quelques jours à Geay, un village d’un peu plus de 700 habitants établi entre Saintes et Rochefort. Ce lundi, Christophe et Carole-Anne Cannaud ont retrouvé la dépouille de leur chienne Ounka, un berger tchèque âgé de 3 ans, sous un arbre à quelques dizaines de mètres de leur maison, raconte France 3 Nouvelle Aquitaine.

L’animal était une femelle chien-loup tchécoslovaque de trois ans. Une battue aurait eu lieu dans le secteur le jour de sa mort, selon ses propriétaires. « Le coup semble avoir été tiré de très près, quasiment à bout portant », observe l’un d’eux.

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À moins de 150 m de la maison

Ce dimanche là, sur la commune de Geay en Charente-Maritime, c’est jour de chasse, une battue au chevreuil est organisée le matin même en lisière de la propriété de Christophe Cannaud. L’après-midi, certains chasseurs jouent les prolongations et la chienne Ounka, apeurée depuis le matin, s’enfuit incognito de son enclos. Son corps criblé de plomb sera retrouvé le lendemain après-midi, lundi 21 décembre, dans le « petit bois du Rocher » sur la propriété. Ounka est morte tuée d’un coup de fusil.

image: © Radio France – Catherine Berchadsky

Tout dimanche après-midi, Christophe Cannaud et sa famille arpentent les cinq hectares de leur propriété pour tenter de retrouver Ounka, leur petite chienne berger allemand tchèque qu’ils ont adoptée deux ans plus tôt. Ils ont déjà deux autres chiens dont un qui arrive en bout de vie. « C’est elle qui aurait dû lui survivre c’est injuste » s’émeut  Christophe Cannaud. Ils sont, avec sa femme, inconsolables et surtout veulent savoir ce qui s’est passé.

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Un auteur et des circonstances encore inconnus

« C’est terrible c’est comme si on avait tué votre enfant et qu’on restait dans l’anonymat, la conscience est lourde pour le coupable et la peine est lourde pour les victimes, on est remplis de colère, on est remplis de sentiment d’injustice, il faut que la personne qui a fait ça vienne nous dire ce qui s’est passé. »

Christophe Cannaud est naturopathe, il vit en communion permanente avec la nature. Lui et son épouse Carole Anne sont avant tout les amis des bêtes et accueillent d’ailleurs également chez eux des chevaux qu’ils aiment comme leurs enfants. Voilà trois jours que Christophe vient ainsi se recueillir sur le corps de sa chienne qu’il a installée dans ce qu’il nomme son « temple ».

image: © Radio France – Catherine Berchadsky

Une centaine de plombs dans le corps

Après avoir hésité, Christophe et son épouse ont finalement décidé mercredi de faire autopsier leur chienne par un vétérinaire de la Rochelle. L’objectif : identifier les causes de la mort pour éventuellement ensuite pointer les responsables. Le verdict est sans appel, la chienne a reçu une centaine de plombs tirés à bout portant, ce qui accrédite la thèse du fusil de chasse. Mais pour l’association communale de chasse de Geay, que préside Dominique Rocher, « rien ne dit que c’est un chasseur qui tenait le fusil ». Les propriétaires d’Ounka ont porté plainte à la gendarmerie de Corme-Royal, une enquête a été ouverte.

image: © Radio France – Catherine Berchadsky

Le couple a déposé plainte pour actes de cruauté envers un animal domestique

Une plainte pour « sévices graves et actes de cruauté envers un animal domestique » a été déposée à la gendarmerie de Corme-Royal. Le propriétaire de la chienne appelle le tireur à se dénoncer.

En France, il est interdit aux chasseurs de tirer aussi près des habitations, rappelle France 3. Le corps de la chienne a été retrouvé à moins de 150 m de la maison mais « on ne sait pas si elle a été tuée plus loin et si elle est venue mourir là ensuite », confie son maître. Une enquête est en cours. Dans l’attente de ses conclusions, le maire de la commune et la société de chasse n’ont pas souhaité commenter les faits, précisent nos confrères.

Les gendarmes devront désormais déterminer les circonstances exactes de la mort d’Ounka et établir si le coup de feu qu’elle a reçu a bel et bien été tiré par un chasseur participant à une battue.

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