Un nouveau variant du coronavirus détecté dans une école bretonne, déjà 24 personnes contaminées

La Bretagne sous surveillance. Un nouveau variant du coronavirus a été identifié dans une école de la commune de Bannalec (Finistère), au début du mois d’octobre. Vingt-quatre personnes, dont 18 enfants, ont été contaminées.

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La cinquième vague sera-t-elle bretonne ? Selon le quotidien Le Télégramme , deux classes d’une école élémentaire de la commune de Bannalec ont été fermées par mesure de précaution, ont indiqué nos confrères du Télégramme suite à la détection d’un variant du coronavirus.

Dix-huit enfants et six adultes ont été contaminés, les premières contaminations remontent au 15 octobre dans l’école Mona Ozouf de la petite commune. Deux classes sont d’abord fermées sur les douze de l’école, puis deux autres, puis trois.

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Un criblage a alors été réalisé sur quatre tests positifs pour déterminer la nature du variant mais aucun ne correspondait au variant Delta ni « aux mutations d’intérêt actuellement recherchées dans les criblages (E484K, E484Q et L452R) », précise l’ARS.

Les investigations menées par les autorités sanitaires et Santé Publique France ont finalement conclu que « ce virus a été importé suite à un retour de voyage à l’étranger ». Selon Le Télégramme, c’est une personne résidant à Nantes et ayant voyagé en Afrique qui aurait transmis le virus à une famille de Bannalec lors d’une soirée dans la commune. Les enfants l’auraient ensuite propagé involontairement à l’école.

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Un variant pas plus contagieux selon les autorités sanitaires

Après la découverte de ce nouveau variant, qui aurait déjà été détecté dans quelques pays en Europe, les autorités sanitaires se veulent toutefois rassurantes. « Tous les cas diagnostiqués appartiennent à des chaînes de transmission identifiée, ce qui signifie qu’on ne soupçonne pas une circulation via des personnes intermédiaires non identifiées », souligne l’Agence régionale de santé de Bretagne, précisant que le dernier cas dépisté remonte au 26 octobre.

« L’ensemble de ces éléments plaide en faveur de la fin de cet épisode de circulation virale et l’absence d’identification d’une contagiosité plus importante », poursuit l’ARS, ajoutant que « le résultat des séquençages n’a pas abouti à l’identification d’un variant représenté en effectif suffisant » et qu’« aucun nom de lignage n’est pour le moment attribué en raison du très faible nombre de cas identifiés dans le monde jusqu’à présent ».

La vigilance reste toutefois de mise dans le Finistère où les autorités sanitaires assurent « une surveillance continue de la situation qui est à ce stade maîtrisée ».