Une demi-tonne disparaissent, les policiers accusent les souris

Comment justifier la disparition de plus de 500 kg de cannabis ? Accuser la petite souris pardi ! C’est en tout cas l’histoire, un peu fumeuse, livrée par huit policiers argentins lors des interrogatoires sur la « perte » de plus d’une demi-tonne de dr*ogue, en avril 2018.

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C’est le nouveau commissaire en fonction, Emilio Portero, qui a exigé une inspection et un inventaire minitieux de l’entrepôt en question. Sur les 6.000 kilos de dro*gue saisis et stockés depuis deux ans dans l’entrepôt de Pilar, à 60 km de Buenos Aires, il n’en reste plus que 5.460. Plus d’une demi-tonne s’est donc « évaporée » dans la nature, relate CNews.

Depuis deux ans, cette dro*gue « dormait » paisiblement, et aucun contrôle n’était effectué par les services de la police argentine. Le chef de l’époque, Javier Specia, n’avait pas signé le registre de l’entrepôt après avoir quitté ses fonctions.

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Une anomalie détectée par son remplaçant, qui a alors demandé une fouille du lieu de stockage pour vérifier si tout était en ordre. Après un recomptage méticuleux, seul 5 460 kg de cannabis avaient été retrouvés.

Des experts sur place

Huit policiers sont interrogés, et affirment qu’ils n’y sont pour rien. Les fonctionnaires accusent les rats d’avoir « mangé » la marchandise. Une demi-tonne de marijuana, un peu gros comme fromage non ? Des experts de l’université de Buenos Aires sont alors envoyés sur place, et leurs conclusions sont formelles : il est impossible que des souris confondent la dro*gue avec de la nourriture.

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Et si un groupe important de rongeurs avait mangé le cannabis, le nombre de cadavres dans l’entrepôt serait important. Les policiers ont été licenciés et convoqués pour témoigner devant la justice. Ils devront donner des éléments sur cette disparition, si elle est due à une négligence ou à une consommation régulière.

L’enquête est donc toujours en cours pour retrouver les policiers coupables de négligence ou… de trafic de stupéfiants.

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