Une enquête ouverte après des menaces de mort contre le maire de Trappes

Le parquet de Versailles a annoncé ce samedi 13 février l’ouverture d’une enquête. Elle concerne des menaces de mort proférés à l’encontre d’Ali Rabeh, le maire de la ville de Trappes.

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Une enquête a été ouverte ce samedi matin après des menaces de mort reçues par le maire de Trappes, Ali Rabeh. Depuis plusieurs jours, ce dernier est en conflit avec un professeur de philosophie de sa ville, dénonçant une « emprise communautaire » de l’islamisme dans la ville.

Débat autour du « communautarisme »

La ville populaire de l’ouest de Paris est au cœur d’une virulente polémique depuis qu’un professeur de philosophie Didier Lemaire a dénoncé la montée de l’islamisme et du communautarisme à Trappes.

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Le maire de Trappes, Ali Rabeh, membre du parti de gauche Génération.s, conteste ces affirmations. Une enquête a été ouverte ce samedi 13 février pour des menaces de mort à l’encontre de l’élu, qui reproche au président de la République de ne pas prendre sa défense.

Une protection pour Lemaire

Le maire Génération.s de Trappes a confirmé qu’il faisait désormais l’objet d’une protection policière. Il bénéficiait déjà d’une surveillance depuis une semaine. L’édile est en conflit avec un professeur de philosophie de la ville, Didier Lemaire, qui dénonce « la progression d’une emprise communautaire toujours plus forte » sur ses élèves, ainsi que « l’absence de stratégie de l’Etat pour vaincre l’islamisme ». Depuis la polémique autour des propos de l’enseignant, Ali Rabeh explique être la cible de nombreuses insultes racistes et menaces de mort qui l’ont amené à déposer plainte au commissariat.

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La mairie de Trappes, en France. © Wikimedia Commons / Henry Salomé

Une enquête a été ouverte début février sur des menaces reçues par Didier Lemaire, après plusieurs de ses interventions sur l’assassinat de Samuel Paty. Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a proposé une « protection rapprochée » au professeur de philosophie de Trappes. Ce dernier l’a acceptée, en expliquant qu’il allait par ailleurs « quitter l’enseignement, mais pas forcément l’Education nationale ». 

Dans un message publié sur les réseaux sociaux peu de temps auparavant, Ali Rabeh avait interpellé Emmanuel Macron, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin et la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse pour déplorer leur manque de soutien à son égard : « Après plusieurs plaintes déposées pour menaces de mort, votre plateforme Pharos m’informe d’une nouvelle menace sérieuse », avait-il écrit sur Twitter. « Emmanuel Macron, Gérald Darmanin, Valérie Pécresse PAS UN MOT de votre part pour défendre un élu de la République. Comment interpréter votre silence ? »

Avec AFP

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