Une habitante du Puy-de-Dôme porte plainte contre Jacquie et Michel après un tournage

Une ancienne escort girl de Clermont-Ferrand vient de porter plainte avec son avocat, Me Jean-Hubert Portejoie, contre le site por* nogra* phique Jacquie et Michel, après un tournage. 

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Elle se prénomme Charlène. Elle a « dit oui pour la vidéo, un challenge personnel », explique-t-elle dans La Montagne, mais regrette, depuis, amèrement. Cette habitante du Puy-de-Dôme vient de porter plainte auprès du procureur de la République de Clermont-Ferrand contre le site por* nogra* phique Jacquie et Michel, après un tournage.

Les scènes datent de 2014 et l’expérience n’a visiblement pas été convaincante, selon son récit : « Question propreté, ce n’était pas ça, c’est moi qui ai fait le ménage. Je devais avoir deux acteurs mais finalement j’en ai eu qu’un car le second était totalement camé, il était défoncé, il n’en pouvait plus. » Et surtout, elle n’aurait jamais signé de contrat, reçu « 150 euros en liquide », et n’avait pas (du tout, selon elle) imaginé la suite.

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« Sur le moment, je n’ai pas pris l’ampleur de ce qui arrivait à mon image »

Sauf que Charlène va peu à peu se rendre compte que sa vidéo va être mise en ligne sur différents sites por* nogra* phiques payants. « Elle a été vendue à des sites et elle a été visible sur soixante-dix sites payants. Sur le moment, je n’ai pas pris l’ampleur de ce qui arrivait à mon image, de ce que mon entité pouvait représenter. On ne m’a jamais parlé de mon droit à l’image. Même si la vidéo, je l’assume pleinement, mais c’est tout le reste que je récuse. Ce n’est pas normal. »

« La vidéo a été vendue à des sites et a été visible sur 70 sites payants. Sur le moment, je n’ai pas pris l’ampleur de ce qui arrivait à mon image, de ce que mon entité pouvait représenter », raconte-t-elle dans le quotidien régional. Elle réclame désormais réparation.

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Sept millions de vues

Sur le seul site Jacquie et Michel, la vidéo totalise aujourd’hui près de sept millions de vues. Avec les bénéfices qui vont avec pour la société ARES, propriétaire de sites por* nographiques, dont Jacquie et Michel.

Avec son avocat, Me Jean-Hubert Portejoie, Charlène a donc déposé une plainte auprès du procureur de la République de Clermont-Ferrand.

« Je ne renie pas la vidéo, je n’accuse personne de viol, je n’ai pas été sous la contrainte de quoi que ce soit », souligne-t-elle, mais, face aux millions de vues, cette « ancienne escort girl », veut dénoncer, par la voix de son avocat, « les dérives de l’industrie por* nogra* phique ».

Et d’expliquer dans la plainte : « La diffusion et/ou la transmission d’une image ou d’une vidéo sans autorisation constitue une violation du droit à l’image. En l’espèce, ma cliente n’a jamais signé le moindre écrit avec la SAS ARES aux termes duquel elle renoncerait à son droit à l’image ou céderait celui-ci à la suite du tournage de cette vidéo por* nogra* phique. »

Une enquête pourrait être ouverte.

Source: Julien Moreau pour La Montagne