Une jeune fille de 18 ans tuée par balle à Grenoble lors d’une course-poursuite avec la police

La passagère d’une voiture a été tuée par balle, dans la nuit de mardi 4 à mercredi 5 octobre à Grenoble (Isère). Le véhicule était engagé dans une course-poursuite avec la police.

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Une jeune femme de 18 ans, passagère d’une voiture prise en chasse par la police à Grenoble, a été tuée dans des échanges de coups de feu dans la nuit de mardi à mercredi lors d’une course-poursuite liée à un refus d’obtempérer. La jeune femme a été touchée en plein thorax par un tir de policiers. Le conducteur du véhicule, âgé d’une vingtaine d’années, a été légèrement blessé.

Aux environs de 2h30, un véhicule de la police nationale de Grenoble prend en chasse, au niveau de l’avenue Gabriel Péri à Saint-Martin-d’Hères, une voiture Renault Megane de couleur blanche. A son bord, deux personnes dont un conducteur qui refuse d’obtempérer suite à un contrôle de routine. Celui-ci en viendra même à faire feu à trois reprises en direction des forces de l’ordre.

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Toujours au cours de cette course-poursuite, le conducteur tentera, avec son véhicule, de foncer sur trois agents au niveau de la rue Henri Tarze, près de la gare de Grenoble. Pas de blessé, mais les agents ont dû faire usage de leur arme à feu. Les policiers ont alors tiré à plusieurs reprises sur le véhicule qui tentait de s’échapper d’une voie sans issue.

Après avoir perdu le contrôle de son véhicule, le conducteur finit par prendre la fuite à pied à proximité de l’intersection entre le cours de a Libération et la rue Albert Reynier à Grenoble. Il est immédiatement interpellé par la police puis placé en garde à vue. « Il s’agit d’un homme de 30 ans connu pour plusieurs condamnations notamment pour violences aggravées », indique le procureur adjoint, Boris Duffau.

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Deux enquêtes ouvertes

La passagère du véhicule est retrouvée avec une plaie au niveau du cou suite à un des tirs. Malgré l’appel des secours, elle est déclarée décédée aux environs de 3h30. Une autopsie aura lieu ce jeudi 6 octobre.

« La passagère a été identifiée », informe le procureur de la République de Grenoble, Eric Vaillant, ce mercredi matin. Il indique également qu’une arme de poing a été saisie.

Une enquête pour tentative de meurtres sur personnes dépositaires de l’autorité publique et refus d’obtempérer a été ouverte et confiée au service de police judiciaire de Grenoble. « En parallèle, le parquet a ouvert une enquête pour les tirs effectués par les policiers et saisi l’IGPN de Lyon », ajoute le procureur.

Les trois fonctionnaires ont été placés en garde à vue ce mercredi matin. Leur audition auprès de l’IGPN est toujours en cours, a-t-on appris de sources concordantes.

Déjà une fusillade trois jours plus tôt

Le cours de la Libération, au niveau du pont Reynier, est resté fermé jusqu’en milieu de matinée, le temps des constatations de la part de la police judiciaire. La circulation a pu reprendre peu après 9h30, ce mercredi.

Le cours de la Libération est fermé le temps des constatations de la police judiciaire. • © FTV

Une autre fusillade avait déjà éclaté à Grenoble, samedi 1er octobre, en plein quartier Saint-Bruno situé près du centre-ville. Des coups de feu avaient été tirés dans un bar avant une course-poursuite avec des policiers. Quatre hommes avaient été pris en chasse par les forces de l’ordre

L’un d’eux, âgé de 34 ans, s’était alors retourné avec sa Kalachnikov contre les policiers qui le poursuivaient. Ces derniers auraient tiré à trois reprises, le blessant à l’épaule. Il a été mis en examen mardi pour « tentative de meurtres en bande organisé et sur personnes dépositaires de l’autorité publique ».

Avec AFP