Une jeune maman lance un appel à l’aide pour ne pas mourir

Atteinte d’un cancer du sein contre lequel la chimiothérapie ne fonctionne pas, une trentenaire, mère de trois enfants, voit ses espoirs de guérison suspendus au financement d’un médicament très onéreux et non remboursé.

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20 Minutes : Sa vie a un prix. L’été dernier, la fatalité s’est abattue sur une famille de Rouvroy, en Belgique. Marilyn, 32 ans et mère de trois enfants, a vu sa vie basculer lorsqu’elle a appris qu’elle était atteinte d’un cancer du sein. D’abord rassurants, les diagnostics des médecins se sont faits de plus en plus inquiétants. La pire nouvelle est tombée ensuite, lorsque la jeune femme a constaté que les traitements classiques ne fonctionnaient pas.

La descente aux enfers de Marilyn et sa famille a commencé le 17 juillet dernier, lorsque la trentenaire a « senti une boule » dans sa poitrine. Entre examens cliniques et échographies, l’espoir a duré jusqu’à la fin du mois de septembre, avant que le premier diagnostic d’une « tumeur bénigne » ne soit effacé après une première opération par un autre constat, beaucoup plus grave : un cancer sans métastase mais « triple négatif ».

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« Une médiane de survie globale d’environ 14 mois »

Marilyn a enchaîné les chimiothérapies jusqu’à fin novembre, en vain. Une nouvelle échographie a révélé la présence d’une tumeur de 4 cm. « A part me donner les effets secondaires, la chimiothérapie n’a pas agi sur mon cancer », déplore la jeune maman avant de recommencer une série de chimios début décembre.

Les cas de cancer « triples négatifs » ne touchent que 15 % des patientes, et présentent « une médiane de survie globale d’environ 14 mois et un taux de survie à 5 ans de 11,3 % », selon la commission de transparence de la Haute autorité de santé (HAS). Les spécialistes consultés par Marilyn lui ont conseillé de tester un médicament expérimental, le Keytruda.

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Ce traitement, qui ne bénéficie pas encore d’autorisation de mise sur le marché, a néanmoins reçu une décision d’accès précoce de la part de la HAS en novembre dernier « au regard du bénéfice apporté notamment en survie globale par rapport à la chimiothérapie seule ».

Sauf que, dans le cas de Marilyn, l’accès à ce traitement revient très cher puisqu’il n’est pas pris en charge en Belgique, où habite la famille. « Ce médicament ne m’est pas remboursé. Il me revient à plus ou moins à 3.500 euros la dose, à raison d’une dose tous les 15 jours », explique-t-elle.

Pour financer le médicament et retrouver un peu d’espoir, la jeune femme a lancé un appel à l’aide sous la forme d’une cagnotte en ligne. Sur les 35.000 euros nécessaires, elle a déjà récolté près de 25.000 euros de dons. Une générosité qui pourrait permettre à cette mère de famille d’oublier sa plus grande peur : ne pas voir ses enfants grandir.

Source: Mikaël Libert – 20 Minutes