Une jument retrouvée morte dans son pré, gravement mutilée, le procureur de la République confirme « une intervention humaine »

Une jument vivant dans une ferme sur la commune de Fontangy ( Côte-d’Or) a été retrouvée morte, le corps mutilé, ce samedi. C’est le propriétaire des lieux qui a fait la triste et macabre découverte, rapporte Le Bien Public.

publicités

Samedi matin, Emmanuel Robin a découvert sa jument India morte dans son pré à Fontangy. Une oreille, un œil et les mamelles de l’équidé ont été retirés et ont disparu. Les gendarmes ont ouvert une enquête. Les mutilations résultent, selon le procureur, d’une intervention humaine.

Emmanuel Robin, propriétaire de la ferme de La Boucharde à Fontangy, a découvert une scène terrible dans un de ses prés, samedi matin. Cela faisait quelques jours qu’il n’était pas présent chez lui. « J’ai deux juments, un poney et une chèvre », explique-t-il. « Mes filles sont arrivées la veille. Quand elles m’ont dit, le samedi, qu’elles n’avaient pas encore vu India, une des juments, je suis parti à sa recherche avec mon gendre. »

publicités

L’équidé, âgé de 22 ans, avait été largement entaillé à l’encolure et au cou. L’un de ses yeux, son oreille gauche et ses mamelles lui avaient été retirés. Selon les constatations faites par un vétérinaire spécialisé et par les gendarmes, il s’agit bien de l’œuvre d’un humain. Les agresseurs auraient même été deux.

Après plusieurs minutes à arpenter ses six hectares de terrain, il aperçoit sa jument blanche de 22 ans, allongée dans l’herbe, immobile. « J’ai d’abord aperçu une large plaie à l’encolure, j’ai pensé à un coup de foudre, comme il y avait eu des orages dans la semaine. »

publicités

Une enquête ouverte

Aucune trace de pneu n’a été constatée dans les environs de cette ferme, isolée des autres habitations de la zone. Une plainte a été déposée par le propriétaire des lieux et une enquête est en cours. Le décès remontant à 48 heures au moment de la découverte du corps de l’animal, peu d’indices pourront toutefois être analysés.

Cet acte a néanmoins été rapproché d’autres mutilations volontaires d’équidés mystérieusement constatées partout en France depuis deux ans. Une jument avait par exemple été scalpée mi-mai en Saône-et-Loire. Les fermes des alentours ont annoncé qu’elles allaient renforcer leur vigilance.

 avec Agence