Une soignante convoquée par sa direction après avoir montré la réalité des nouvelles surblouses inutilisables livrées à son hôpital

Deux vidéos tournées à l’hôpital La Timone à Marseille font scandale depuis hier sur les réseaux sociaux. Des infirmières y montrent des surblouses qui se déchirent comme du papier à cigarette à peine sorties de leur carton et manipulées.

publicités

Le manque de moyen dans les hôpitaux continue de provoquer la colère des soignants qui n’ont même pas le matériel élémentaire pour se protéger. Cette nouvelle vidéo démontre l’amateurisme du gouvernement qui visiblement s’est précipité sur les sites de grossistes chinois pour faire des commandes sans même vérifier la qualité des articles reçus.

Le manque de préparation du Ministère de la Santé met directement en danger les soignants. Les blouses de protection, comme les masques, sont essentielles notamment pour les personnes qui sont en première ligne face à l’épidémie.

publicités

La soignante qui figure sur la vidéo a été convoquée par sa direction

Des soignants ont décidé de montrer la réalité de ces blouses inutilisables et la soignante qui figure sur la vidéo a été convoquée par sa direction. En effet, comme on peut le voir sur la vidéo, ces blouses se déchirent toutes seules. Contactée, la direction explique que les équipements donnés aux soignants sont régulièrement contrôlés. Cela-dit, tous ne le sont pas, la preuve…

Selon France Bleu, la direction de l’Assistance publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM) a expliqué qu’il s’agissait d’un lot défectueux. 5000 surblouses sont utilisées chaque jour, « les contrôler une par une est donc impossible », d’après l’AP-HM. « C’est pour cette raison, qu’il arrive parfois que des lots défectueux passent entre les mailles du filet ». Lorsque cela se produit, ces matériels ne sont pas utilisés et sont « immédiatement remplacés ».

publicités

Le syndicat Sud demande à l’AP-HM et à l’Agence régionale de santé de faire toute la lumière sur la traçabilité de ces équipements défectueux. On se peut d’ors et déjà se poser la question du coût de ses surblouses, de leur origine et des contrôles qualité en pleine crise pandémique. Une enquête interne a été ouverte.

Franbuzz sur Facebook

Répondre