Victime d’un « brouteur » : elle perd 200.000 euros dans une arnaque

Une Belge de 61 ans a été victime d’une escroquerie amoureuse. Elle a été jusqu’à vendre son appartement en Espagne. « Il m’a dit que j’étais la femme avec laquelle il voulait vieillir », a expliqué la victime de l’arnaque.

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Du paradis à l’enfer. C’est la tragique mésaventure vécue par une Courtraisienne de 61 ans ces derniers mois. « Un homme m’a contacté sur Facebook à un moment où j’étais émotionnellement fragile. Ses mots gentils et ses petites attentions m’ont beaucoup touchée, mais il s’avère que c’était un escroc. Ce pourquoi j’ai travaillé toute ma vie a disparu. Je suis ruinée », déplore la victime aujourd’hui, rapporte le média 7sur7.be.

Tout a commencé quand la sexagénaire, qui venait de subir une douloureuse rupture, a rencontré un homme originaire de Lille sur Facebook. Le couple a beaucoup échangé. « Il m’a dit que j’étais la femme avec laquelle il voulait vieillir », raconte la victime au média belge. « J’ai été bouleversée et je l’ai cru. »

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Elle communique avec son prétendant durant des jours sans jamais le voir en vidéo. Deux semaines après le premier contact, le fameux Philippe demande de l’argent à sa chère et tendre pour « aider » sa mère à financer un traitement contre le cancer. Elle lui verse alors 2.500 euros sans « hésiter un seul instant ». Deux jours plus tard, c’est Philippe qui est cette fois à l’hôpital après avoir été, soi-disant, poignardé. Il lui réclame alors 7.000 euros pour se faire opérer alors qu’il est « en danger de mort ». L’escroc va même jusqu’à faire appeler une personne se faisant passer pour un chirurgien afin de confirmer son histoire, détaille le média belge.

Héritage de deux millions d’euros

Après lui avoir envoyé des déclarations enflammées, «il m’a dit que j’étais la femme avec laquelle il voulait vieillir», détaille la victime, Philippe lui annonce qu’il va hériter de deux millions d’euros. Mais pour les toucher et ouvrir le dossier, il lui faut la somme de 15.000 euros que la victime lui verse sans hésiter. Elle doit ensuite régler 30.000 euros de frais d’avocat, 20.000 euros pour le notaire et 100.0000 euros d’impôts. Pour financer toutes ces dépenses, elle vend son appartement en Espagne et emprunte de l’argent à des amis et des connaissances.

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Mais quelques semaines plus tard, les premiers soupçons arrivent alors que Philippe doit venir la voir en Espagne avec sa fille. «Mais la veille du départ, il m’a dit qu’il ne pourrait finalement pas venir. Sa mère était à nouveau hospitalisée. Je ne l’ai pas cru et j’ai exigé qu’elle m’appelle. J’ai eu une dame avec une voix cassée au bout du fil, tout à fait crédible. Mes soupçons se sont donc envolés», détaille-t-elle. Mais 15 jours plus tard, elle reçoit un SMS de la fille de Philippe, lui réclamant 15.000 euros pour éviter la prison à son père.

Cousin à Interpol

C’est à ce moment que la Belge commence à avoir de véritables soupçons et prend ses distances avec son prétendant. Elle reçoit alors une nouvelle demande d’ami sur Facebook, d’un autre Français. Lors d’un échange, elle lui explique avoir été escroquée, il lui affirme alors qu’un de ses cousins travaille chez Interpol. Ce dernier lui réclame 3.800 euros pour débloquer le dossier et lui permettre de récupérer les 164.000 euros prêtés à Philippe. «J’ai immédiatement rompu tout contact», affirme-t-elle.

Une affaire qui a ruiné cette Belge de 61 ans. « Je n’ai plus rien », avoue-t-elle à 7sur7.be avant de se demander « suis-je si stupide pour être tombée à ce point dans le panneau ? ». D’autant que les escrocs ne cessent de la contacter. Les arnaques des « brouteurs » sont courantes à travers le monde. Si certains se « contentent » de soutirer de l’argent à leurs victimes, d’autres parviennent à les convaincre de se déshabiller devant une webcam avant de les faire chanter pour récupérer un maximum d’argent.

Avec Agences

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