VIDÉO – Pendant l’examen du pass vaccinal : Le vice-président de l’Assemblée demande si le « champagne est au frais »

Le vice-président de l’Assemblée nationale, Sylvain Waserman, a interpellé un membre de l’hémicycle en aparté, sauf que son micro était ouvert. L’opposition n’a pas manqué de réagir.

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Alors que les députés examinaient la mesure de transformer le pass sanitaire en pass vaccinal dans la soirée du 14 janvier, le vice-président de l’Assemblée nationale Sylvain Waserman s’est adressé à un membre de l’hémicycle pour savoir si du champagne était « au frais », et cela sans éteindre son micro.

Cette petite phrase que le vice-président de l’Assemblée nationale Sylvain Waserman a laissé échapper samedi 15 janvier, en pleine deuxième lecture du texte du projet transformant le pass sanitaire en pass vaccinal, a alimenté la colère de ceux qui s’opposent à cette mesure controversée.

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Comme le montre une vidéo de LCP, les députés étaient sur le point de voter tard dans la soirée l’un des 450 amendements déposés quand M. Waserman s’est tourné vers un membre de l’Assemblée nationale pour lui poser une question. Celle-ci a pourtant été entendue par tout le monde car il n’avait pas coupé son micro. « T’as le champagne au frais? », a-t-il chuchoté.

La vidéo est immédiatement devenue virale, récoltant dans la plupart des cas des commentaires négatifs. Certaines personnalités politiques ont également réagi.

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De multiples membres de l’opposition réagissent à ce dérapage verbal

Gilbert Collard, député européen du RN, a notamment dénoncé le ton festif de Sylvain Waserman alors que l’Assemblée nationale s’apprêtait à modifier le pass sanitaire en pass vaccinal. « Le vice-président de l’Assemblée a une petite soif et malheureusement, c’est le peuple français qui va trinquer ! », a-t-il décrié sur les réseaux.

Même agacement chez Nicolas Meizonnet, député du Gard RN. « Est-il possible de savoir ce que l’on fête M. le président ? La victoire de Macron et de son envie d’emmerder les Français ? La fin des libertés ? », a-t-il déclaré sur le réseau à l’oiseau bleu.

Une fois le vote fini aux alentours de 4 heures du matin avec 185 voix pour, 69 contre et 8 abstentions, M. Waserman a tenu à s’expliquer sur Twitter. D’après lui, il voulait seulement savoir si la moitié des amendements avait été votée ou non à minuit et « rien de plus ». Il a en outre dénoncé « une erreur d’interprétation » et a assuré qu’il ne buvait que « des bulles d’eau gazeuse à l’Assemblée ».

Il convient de rappeler que M.Waserman n’est pas la seule personnalité politique piégée ainsi par un micro. Ainsi, en mai 2020, au cours d’un conseil municipal tenu en visioconférence, Gérard Collomb, alors maire de Lyon, avait insulté Myriam Picot, qui gérait le 7e arrondissement de la ville. Sans visiblement savoir que son micro était ouvert, il avait lâché « quelle conne! », alors que l’élue se plaignait du fait que les marchés rouvraient trop tard.

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